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samedi 18 mars 2017

Election de domicile, domiciliation...





L'aventure...


Vivre à bord d'un bateau est une aventure humaine, mais c'est aussi une aventure administrative !

Une partie des habitants sur l'eau ont obtenu un certificat d'occupation temporaire  (COT) délivré par les Voies Navigables de France. Aussi, les bateaux concernés ont une adresse sur le bord d'un cours d'eau, ils peuvent mettre une boite à lettres et recevoir du courrier.
Mais les emplacements autorisés par les VNF sont rares, la liste d'attente est longue et de fait, nous n'avons pas tous un COT.

Une autre partie de ces habitants vivent dans des ports ou des darses privés. Comme nous.
Là, la situation peut être bien différente en fonction des endroits et des propriétaires. Beaucoup de ports fluviaux sont gérés comme des camping : on s'y arrête, on peut y vivre un moment mais on ne peut pas s'y faire domicilier. Quelques propriétaires demandent d'ailleurs une attestation d'un autre domicile pour être certains que vous ne vous y installerez pas à demeure.

De fait, nos situations administratives peuvent rapidement se compliquer. Vis à vis de l'administration fiscale, mais aussi dans des domaines de la vie quotidienne comme la réception du courrier, la domiciliation des contrats d'assurance, l'inscription sur les listes électorales, etc.

La liste des fausses idées sur la question est longue... par exemple, un particulier ne peut pas ouvrir aussi facilement une boite postale... Le nouveau système de La Poste s'intitule Flexigo, mais si le nom est neuf, le principe n'a pas changé : dans les faits, pas assez nombreuses, ces boites postales sont réservées aux entreprises et même lorsque vous en obtenez une, vous devez recevoir un certain nombre de courriers par mois (150), sans cela vous en perdez le bénéfice.



Et puis de toutes façons, si cela faciliterait la réception du courrier, cela ne change rien au problème de domiciliation. D'autant que l'administration fiscale rechigne à accepter une adresse en boite postale, quant aux préfectures, il est hors de question de faire immatriculer votre véhicule avec une boite postale.

Bien sûr, il y a d'autres systèmes comme ces sociétés qui s'occupent de votre courrier : elles vous donnent une adresse où vous pourrez faire envoyer votre correspondance. Elle se chargeront de vous le réexpédier, de l'ouvrir et de le scanner par exemple. En dehors de l'impact financier, cela peut être une bonne solution pour les voyageurs, effectivement. Mais ces sociétés ne vous fournissent pas une domiciliation.

Quelques bonnes âmes vous conseilleront de vous faire domicilier chez vos parents, chez des amis... Outre les changements fiscaux que cela peut engendrer pour vos hôtes et le fait de dépendre de quelqu'un d'autre, cela entraine des problèmes que l'on n'évoque pas beaucoup. Je citerai par exemple celui des assurances :

Lorsque vous contractez une assurance pour votre véhicule par exemple, vous décrivez une situation que l'assurance décline en risques. 
Vous habitez dans telle région réputée calme ou non, votre voiture dort dans un box individuel, etc. Le fait de donner sciemment une adresse qui n'est pas la votre, celle de vos parents au fin fond de la Creuse, change les risques et la prime d'assurance qui en découle. Bien sûr, lorsque tout va bien, tout va bien... mais si vous avez un accident un matin sur votre trajet domicile/travail, il vous faudra expliquer ce trajet qui va de la Creuse à Paris par exemple. Et n'en doutez pas, les enquêteurs des assurances n'ont qu'un objectif : évitez de vous remboursé ! 
Dans le meilleur des cas, vous ne serez pas rembourser, dans le pire vous prêtez le flanc à une accusation de tentative d'escroquerie à l'assurance... eh oui, vous avez fait de fausses déclarations.

Après quelques années d'errements administratifs,  de nombreuses contacts pris ici ou là et de débats sur le forum Aquanomade, la meilleure solution m'apparaissait être celle du livret de circulation. 

C'est un livret, remis en préfecture, comme un passeport, que l'on doit faire viser une fois par an par une gendarmerie ou un commissariat de police. Avec ce livret, l'autorité préfectorale vous désigne une commune de rattachement...

Je ne referai pas ici le procès du livret de circulation. Certains y voit une surveillance insupportable... Je suis sans doute naïf et cela me fait un peu sourire dans la mesure où un passage dans un commissariat de police pour un coup de tampon ne me semble pas plus liberticide que les multiples déclarations que l'on fait tous les ans pour les impôts... toutes ces formalités administratives qu'on nous impose. Je ne parle même pas du fait que l'on me demande mon nom et ma date de naissance pour acheter un pot de fleur dans un magasin de bricolage mais là, ça ne choque personne...

Enfin... me voici donc à m'intéresser au livret de circulation.

Je me suis donc présenté à la préfecture de mon département pour m'adresser au service des personnes sans domicile fixe. Là, j'y ai appris que le dit-service avait été relégué dans une des sous-préfectures. Un petit tour dans la sous-préfecture en question et un rendez-vous plus tard, je devais fournir une copie intégrale de mon acte de naissance et des photos.
Le temps de relancer la mairie de mon lieu de naissance, je ne tardais pas à retourner à la sous-préfecture pour terminer mon dossier. 
Les choses se seraient plutôt bien passées si entre temps, le 27 janvier pour être précis, la France n'avait abrogé la loi qui fixait l'existence des livrets de circulation :


Je me retrouvai donc à la case départ : aucune domiciliation. 

Une bonne âme de cette sous-préfecture comprenant mes aléas administratifs a cherché des éléments qui pourraient m'aider et elle m'a sorti un texte qui prévoit l'élection de domicile pour les personnes sans domicile stable. Ce qui semble correspondre à mon cas :





Je prenais donc rendez-vous auprès du centre communal d'action sociale (CCAS). Appelez la mairie :)

Sur place, j'ai rempli le CERFA n°15548-01 et pour ceux qui ont une phobie administrative, n'ayez crainte : je n'ai fourni qu'une pièce d'identité. 




La seule formalité a été un entretien avec un responsable, le maire pour ma part. Peu après, la mairie me délivrait une décision de domiciliation et une attestation. Elle a deux mois pour le faire mais dans cette petite commune, cela n'a pas trainé.

Il y a une condition pour être affilié au CCAS d'une commune, c'est d'avoir un lien avec la dite commune. Parmi les critères figure le fait de séjourner dans la commune au moment de la demande et il n'y a pas de justificatif à fournir, ce qui est bien quand on est amarré à un bout de quai !

La mairie m'a également envoyé un courriel avec l'attestation en format .pdf que j'ai ainsi pu envoyer aux différentes administrations pour faire mes changements d'adresse. Je n'ai que des louanges à prodiguer à la municipalité, tant dans son accueil que dans la façon d'avoir traité mon dossier. Et en plus, c'est gratuit !

Ca y est, j'ai donc une domiciliation. A ce jour, je n'ai pas eu de mauvaise surprise mais il est vrai que j'ai encore peu de recul sur le sujet. 
Certes, il y a la mention "chez CCAS" dans ma nouvelle adresse. Elle apparait par exemple sur mes chéquiers et cela semble infamant à quelques bonnes âmes, m'ouais... je dois dire pour ma part que cela ne me touche pas beaucoup.

Côté courrier, je suis dans une petite commune et la secrétaire de mairie m'envoie un sms ou un courriel lorsqu'il y a une lettre pour moi.  Comme j'ai dématérialisé tout ce que je pouvais, la mairie ne devrait pas être submergée :)



vendredi 22 novembre 2013

Liste d'attente VNF

Réception d'un courrier des VNF, subdivision de Montargis...


Après quelques emails échangés avec un des responsables de ce service de Montargis, je suis toujours en liste complémentaire... Ben, oui, je n'ai pas de bateau alors mon dossier n'est pas complet !

Néanmoins, si la réponse est toujours négative, le contact passe mieux avec ce service local qu'avec la grosse boutique parisienne et les échanges ont l'air plus humain.

Reste que je n'ai pas de proposition de COT pour cette région. 

Bien sûr, Montargis est un peu loin pour moi mais cette subdivision gère également le Loing et la région de Moret sur Loing qui est au sud de la Seine & Marne, et c'est un endroit que je trouve charmant. Moret est en plus desservie par une gare SNCF qui met Paris à portée. A suivre...


jeudi 7 novembre 2013

Le chantier et l'expert

Un coup de téléphone...


Oui, un coup de téléphone au Chantier DESPINOY me permet de faire la connaissance d'Olivier CATOIR. Ce dernier semble s'occuper des plaisanciers ou tout au moins, Paul l'ayant déjà contacté au sujet du narrowboat, c'est avec Olivier que je traiterai pour une éventuelle sortie de l'eau du bateau.
Tant qu'à sortir le bateau de l'eau pour l'expertiser, autant en profiter pour changer les anodes et pour refaire la peinture sous la ligne de flottaison. Le tarif de l'ensemble des travaux avoisinerait les 2 000 euros mais Olivier a besoin de préciser ce chiffre et je lui demande de m'envoyer un devis lorsque ce sera prêt.
Ne sachant toujours pas quel expert fluvial choisir, je lui demande s'il y en a dans les environs du chantier et Olivier me donne les coordonnées de deux experts.


Deux coups de téléphone...


Dans la foulée, j'appelle les experts en question pour avoir une idée du prix d'un sondage de la coque... 
L'un d'eux me rappelle peu après, Mr CHERON évalue son intervention à environ 800 euros. Il connait bien les narrowboats semble-t-il et il me propose en sus de l'expertise de la coque de me montrer tous les points à surveiller du bateau. Il a l'air pédagogue et sérieux, mes recherches Internet montrent qu'il est référencé sur différents sites et magazines spécialisés dans le fluvial et il n'y a pas d'avis ou de remarque qui lui sont défavorables. A suivre...




mardi 5 novembre 2013

RDV à Souppes-sur-Loing

Un emplacement ?


Aujourd'hui, j'avais rendez-vous à Souppes-sur-Loing (77) pour évoquer l'attribution d'une éventuelle place au port aux Pierres avec le responsable de l'office du tourisme.

Le port aux pierres...


Je suis arrivé largement avant l'heure pour aller voir tout de même à quoi ressemblé le port aux Pierres situé à l'entrée de la ville mais un peu à l'écart tout de même. Il s'agit en fait de la halte fluviale qui accueille d'ailleurs aussi bien des bateaux que des camping-cars. Il n'y avait que deux bateaux amarrés le long du quai: l'un visiblement habité, l'autre plus petit et bâché pour l'hiver. 
Le port aux Pierres, puisque c'est le nom de l'endroit, est placé sur le Loing, un canal que j'affectionne tout particulièrement. 
Quelques renseignements relevés sur Internet (merci Wikipedia) m'avaient appris que le port doit son nom au fait que c'est là qu'étaient embarquées les pierres extraites des carrières de la région et qui contribueront au développement de Paris, notamment avec Haussmann au 19e siècle.
Sous une pluie battante, j'ai parcouru les quelques dizaines de mètres du port agrémenté de quelques boitiers eau et électricité.
Si la vue sur le canal est sympathique, la berge l'est moins puisque le port est situé au niveau d'une immense sucrerie. Pas de place de parking à l'exception de celles réservées aux camping-cars et s'il y a bien un parking devant la sucrerie, il est réservé aux employés de l'usine, forcément. 
Mes premières impressions sont donc plutôt mitigées, même si je suis conscient que ce sentiment est accru par une météo exécrable. Il faut dire également que le ciel bas et la pluie plaquent au niveau du sol les fumées produites par la sucrerie, ce qui additionné au balais incessant des semi-remorques qui viennent décharger leurs cargaisons de betteraves, ne m'incite pas à apprécier le romantisme des lieux...
Par acquis de conscience, je gare ma voiture comme je peux et je retourne à pied vers le centre ville de Souppes-sur-Loing, histoire de voir combien de temps je mettrais pour rejoindre la gare SNCF. Sans surprise, il me faut un bon quart d'heure de marche. La route n'est pas forcément désagréable, si on excepte la pluie battante de ce matin, mais il y a plusieurs passages peu engageants comme la traversée d'un pont où les poids lourds me frôlent, même s'il y a une rambarde de sécurité, je n'aime pas trop... mais c'est un détail me direz-vous.

Et le rendez-vous !


Le temps passe et pour un peu, malgré mon avance, je vais finir par être en retard à mon rendez-vous ! Aussi, je reprends mon véhicule et je me rends de nouveau dans le centre ville.
L'accueil est sympathique à l'office du tourisme qui est visiblement flambant neuf. L'équipe est jeune et dynamique, ça fait plaisir à voir. 

Le responsable arrive peu après moi et nous nous installons dans un bureau pour débattre de l'attribution d'une place dans le port. Le prix est à peu près raisonnable, si l'on considère que l'électricité est incluse. L'eau posera davantage de problème puisqu'elle est purement et simplement coupée l'hiver par crainte du gel... le responsable pense réellement que l'on peut vivre un hiver entier sur l'autonomie d'un réservoir de bateau ! Il sous-entend que des recompletements d'eau seraient possibles, selon la bonne volonté du gardien des lieux... Gardien qui n'est d'ailleurs là que pour veiller à encaisser les subsides dus par les plaisanciers et les camping-caristes qui utilisent la halte. En matière de sécurité, il n'y a rien de concret: pas de surveillance des bateaux, ni du port.
De plus, le début du port étant réservé aux bateaux de passage, je serai relégué en bout de quai, juste devant la sucrerie... 

Pour le courrier, je pourrai mettre une boite à lettres prés de la maison du gardien. Cette demande semble surprendre le responsable de l'office, à croire que sur un bateau, on n'a pas les mêmes besoins que les autres...

La question du contrat de location me gène également: il y a bien une feuille que je dois signer mais elle ne m'assure pas de grand chose et ma situation sera précaire. Je comprends bien qu'il n'y aura rien de gravé dans le marbre, la municipalité ne s'engagera pas, et ce d'autant moins que les élections approchent et que l'équipe municipale risquant de changer, je me retrouverai avec d'autres interlocuteurs qui ne seront pas tenus pas les promesses verbales faites par l'ancienne équipe...

En fait, j'habiterai ni plus ni moins que sur une halte fluviale !
Comme ça, je ne peux pas dire que ce soit l'enthousiasme.
Je quitte le responsable en lui assurant que je lui donnerai une réponse sous peu mais sincèrement, j'espère bien trouver autre chose...




jeudi 31 octobre 2013

Emplacement: 1 réponse !

Le mailing...


Oui, qui l'eut cru ! le mailing, il n'y a que ça de vrai ! :)

Depuis un moment, j'avais repris mes habitudes d'envoyer un mail à tous les ports, marinas, et bases nautiques identifiés sur les différents sites ou revues spécialisées... En expliquant en quelques mots que je suis fonctionnaire, affecté à Paris et que je cherche une place pour y stationner mon bateau. Ces derniers temps, je joignais la photo d'un narrowboat pour illustrer mes propos.

Et là, bingo! à la place de la réponse stéréotypée plus ou moins polie, j'ai reçu une réponse de l'office du tourisme de Souppes-sur-Loing (77) qui me propose un rendez-vous le 5 novembre pour aborder la question de vive voix !

Excellent :)

Souppes-sur-Loing...


Située assez loin dans le sud de la Seine & Marne, à près de 95 km de la capitale, j'avais sollicité cette municipalité car il parait qu'elle possède un petit port le long du canal du Loing. 
Alors, j'ai tenté ma chance car j'aime bien le Loing et surtout, Souppes dispose d'une gare SNCF qui me mettrait Paris à une heure de trajet...



jeudi 10 octobre 2013

Liste d'attente VNF


Et oui, la liste d'attente...

Réception d'un courrier aujourd'hui émanant des VNF.
Ce service me rappelle que je suis toujours en liste B et que je suis... 239ème...
C'est la quadrature du cercle ! Je suis en liste B parce que je n'ai pas de bateau mais tant que je n'ai pas de place, je ne peux pas acheter un bateau !
Enfin, je ne me vois pas le faire... alors, je reste sur liste d'attente B :(
239ème... si on compte qu'il n'y a même pas dix nouveaux bateaux d'autorisés par an, cela me fait plus de 25 ans d'attente ! Gardons le moral...