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samedi 6 mars 2021

L'Isle-Adam, une nouvelle marina en Ile de France

 Un nouveau port


Après quelques mois de reports, le nouveau port de plaisance de l'Isle-Adam ouvre ses portes.

Situé au coeur d'une marina comportant plusieurs immeubles d'habitations et un lotissement de maisons individuelles, le nouveau port compte un peu moins de 140 anneaux pour des bateaux allant de moins de 6 m à 25 m.

Fermé par une écluse télé-opérée depuis la capitainerie, le port est ainsi préservé des remous de l'Oise et des variations du niveau de l'eau.

Notre narrowboat DREAM ON a tout de suite trouvé sa place dans ce vaste complexe, tout comme les premiers plaisanciers qui viennent d'arriver.


Bien sûr, il reste encore quelques équipements à terminer et les espaces verts n'ont pas encore eu l'occasion de pousser, mais cela ne devrait pas tarder avec le printemps qui arrive sur la pointe des pieds.







 








mardi 23 mai 2017

Pour une LED de plus...



Après la révision du moteur du narrowboat Dream On, je me suis attaqué à la vérification des accessoires, et notamment au fonctionnement des feux de signalisation.

Les feux de la proue fonctionnaient tous les trois très bien. Le phare blanc aurait besoin d'être changé : à l'origine, il n'était déjà pas très joli mais de surcroit, il a mal vieilli et sa coque en plastique est en bien mauvais état. Enfin, ce n'est qu'esthétique, il fonctionne encore bien et si j'ai déjà trouvé son remplaçant, cela attendra encore un peu.

C'est en fait le feu blanc de la poupe qui me posait quelques problèmes... tantôt il fonctionnait, tantôt il ne s'allumait pas. A croire que j'avais affaire à un clignotant.

Je l'ai donc démonté et après quelques essais, je parvenais à trouver la cause de cette mini panne : du jeu dans les contacteurs de la douille. Comme le feu était démonté, j'en ai profité pour ôter l'ampoule de 25 watts qui était en place jusque là...





....et pour la remplacer par une ampoule LED BA15D de 2,5 watts. 





10 fois moins gourmande et en terme d'éclairage, la LED semble se faire mieux. Peut-être est-ce du à sa lumière un peu plus blanche.


En tout cas, les batteries ne devraient s'en porter que mieux. 

A bord, tout éclairage confondu, toute la partie habitation est équipée d'ampoules LED. Il ne reste guère que les feux de positions de la proue, le phare, le feu vert et le rouge, qui ont encore leurs ampoules ordinaires.




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dimanche 21 août 2016

Pose d'une VMC dans le compartiment moteur du narrowboat



Pas de vacances !


Cette année, l'équipage du narrowboat Dream On n'a pas pu avoir de vacances communes. Aussi, le bateau est resté à quai tout l'été.
J'ai donc profité de cette période pour faire quelques travaux : peinture, vernis, antirouille ont été au programme. 


Un problème...


J'ai mis à profit cet été aussi pour tenter de résoudre un problème dû à l'utilisation de ce bateau sur les grandes rivières ou les fleuves de France. 
En effet, le narrowboat est le bateau idéal pour les petits canaux britanniques: étroit, bénéficiant d'un faible tirant d'eau, sobre et peu bruyant. 
Cet aspect peu bruyant du Dream On est en partie dû à l'isolation du compartiment moteur : il est équipé de mousse isolante et ne dispose d'aucune ouverture vers l'extérieur. 
A petite vitesse sur les canaux, il n'y a pas de soucis. Mais lorsqu'il fait très chaud, que le régime moteur est élevé pour naviguer sur la Seine, le manque d'aération du compartiment moteur se fait sentir : la température du moteur grimpe, l'aiguille du cadran monte dans le rouge et le système de keelcooling équipant le bateau ne suffit plus à refroidir le moteur.
Comme il est difficile de rester éternellement sur les canaux, surtout dans nos parages, j'avais décidé de tenter de palier à ce problème.


Des solutions ?


Dans l'idéal, il faudrait découper des ouvertures sur les côtés du compartiment moteur pour y installer des aérateurs.
Ça, c'est l'idéal mais je rechignais à percer des trous dans l'acier de la coque, juste au-dessus de la ligne de flottaison.
Une solution intermédiaire était de percer le toit du compartiment moteur, d'installer des conduits d'aération et de les faire sortir par l'arrière de la timonerie en passant par les coffres latéraux...

J'en ai discuté avec Christophe et Denis de la société LPCL que j'avais déjà sollicitée pour installer le poêle GODIN à l'avant du bateau.




Après des échanges d'idées et quelques propositions, il était décidé d'installer une ventilation mécanique contrôlée (VMC) dans le compartiment moteur, avec un débit de 4m3 par minute. Ce qui signifie que, vue la superficie du compartiment, l'air y est entièrement renouvelé à chaque minute !
Deux tuyaux seront également installés : l'un pour faire entrer de l'air frais, l'autre pour extraire l'air chaud.
Comme je ne veux toujours pas faire de trous sur les côtés de la coque, les prises d'air seront placés sur la face arrière de la timonerie, près des portes. 



Le jour J, Christophe et Denis arrivent en début de matinée avec leur matériel et après un petit café, ils se mettent à l'ouvrage.
Après avoir vérifié les possibilités de cheminement des conduits d'aération dans le compartiment moteur et à travers les coffres latéraux, Christophe prend les mesures nécessaires pour centrer le trou destiné à la première prise d'air à l'arrière du bateau:






Les mesures réalisées, il n'y a plus qu'à...  percer le premier trou qui servira de repère pour la scie cloche. 
Il est toujours impressionnant pour moi de voir percer mon bateau... C'est tout juste si on ne sent pas la morsure de l'acier :)






Avec la scie-cloche, l'équipe passe à la vitesse supérieure ! Pourtant, avec ses 4 ou 5mm d'acier, le bateau se défend bien et Denis doit huiler régulièrement la cloche pour faciliter la découpe.








Voilà, le premier orifice est percé ! Un peu de nettoyage et une couche d'antirouille sur l'acier mis à nu et l'on passe au côté tribord, le tout en jouant les funambules au-dessus du compartiment moteur déplaqué :





Une fois le deuxième trou percé dans le côté tribord, il faut s'attaquer au toit du compartiment moteur. Et là, difficulté supplémentaire, il faut percer le trou dans les coffres latéraux car l'espace n'est pas suffisant au dessus du moteur pour pouvoir travailler aisément avec la perceuse.
Bien que l'espace soit plus grand dans les coffres qu'au-dessus du moteur, l'exercice est loin d'être évident et cela demande beaucoup d'adresse et de patience pour arriver à percer les 5mm d'acier.

Une fois les trous réalisés, il n'y a plus qu'à y faire passer les conduits d'aération. Soigneusement sélectionnés dans une matière résistante à la chaleur, les tuyaux passent par le plancher du coffre qui est également le toit du compartiment moteur :






L'un des tuyaux, celui de babord (ci-dessus), est relié directement à la VMC, il est destiné à extraire l'air chaud et vicié du compartiment.
Le deuxième conduit, celui de tribord (ci-dessous), amènera l'air frais dans le compartiment moteur en passant à travers la paroi arrière et un des coffres latéraux.




Comble de l'horreur, ce cliché pris grâce au flash de l'appareil photo met en évidence une zone oxydée dans l'angle arrière du compartiment moteur. Cette zone est située au-dessus des coffres des batteries et elle a visiblement échappé aux dernières couches de peinture et d'antirouille. Il faudra remédier à cela au plus vite.

Pour en revenir aux travaux du jour, le boitier de la VMC est à son tour installé dans le compartiment moteur. Il est fixé au plafond et le conduit d'aération babord y est attaché avec un collier.



Un boitier électrique est posé par Christophe, fixé contre la paroi. 







Les fils électriques sont amenés jusqu'au tableau de commandes qui sera démonté le temps d'y percer un trou. Ce trou accueillera l'interrupteur dédié à la VMC permettant de la mettre en marche et de l'éteindre. 

Ceci fait, il ne reste plus à Christophe qu'à fixer les aérateurs à l'arrière de la timonerie. J'ai hésité un moment avant de choisir les aérateurs : inox ou laiton ?  Le laiton allait bien avec le style du narrowboat mais j'ai pensé que l'on ne verrait qu'eux à l'arrière de la timonerie. 




Comme il n'y en a pas normalement sur un narrowboat traditionnel, j'ai donc opté pour des aérateurs en inox que je peindrais de la même couleur que la coque. Ainsi, ils seront très discrets.






En quelques heures, me voici donc avec un belle VMC qui permettra de ventiler efficacement le compartiment moteur. 
La pose a été bien réalisée par l'équipe de LPCL et condition importante pour moi, l'installation est discrète et ne défigure pas le bateau.
La mise en marche s'effectue facilement grâce à l'interrupteur et une fois en route, nous sentons très bien l'expulsion de l'air par l'aérateur babord. Seul inconvénient relevé, le moteur est tellement silencieux que la VMC parait bruyante. A tel point, que l'on ne risque pas d'oublier de l'éteindre.

Lors de l'heure de fonctionnement mensuel du moteur, j'ai enclenché la ventilation et j'ai pu constater que l'air expulsé à l'arrière du bateau est chaud. J'ai hâte de naviguer sur la Seine pour constater le changement. En attendant, je vais tacher de trouver un thermomètre avec une sonde déportée. Une fois installée dans le compartiment moteur, cette sonde me permettra de quantifier précisément les différences de température.

En attendant, il ne me reste plus qu'à poncer les aérateurs en inox pour pouvoir les peindre de la même couleur que le narrowboat. Ça tombe bien, j'avais encore plein de retouches de peinture à faire :)








mardi 19 juillet 2016

Isoler le bateau du soleil...


Trop de soleil ?


On ne sait pas ce que l'on veut ! Il y a encore dix jours, nous nous plaignions de la mauvaise météo et des températures en dessous des normes saisonnières et maintenant qu'il fait 35°C, nous avons chaud ! :)

Non, on ne va pas râler parce qu'il fait beau. Cependant, il est toujours agréable d'avoir un petit coin au frais, surtout quand vient le soir et que la température extérieure ne descend pas beaucoup.

Hélas, un bateau en acier est souvent froid l'hiver et chaud l'été. 
L'hiver, le chauffage et le poêle à bois remédient au froid mais l'été, il est moins facile d'échapper à hautes températures sans appareillage électrique.

Bien sûr, en fonction de l'heure et de la position du soleil, je ferme et j'ouvre les fenêtres d'un bord ou de l'autre mais en dehors d'aérer un peu, cela ne constitue pas une protection contre le soleil.

Ce dernier darde ces rayons contre le flanc du bateau le matin et sur le toit l'après-midi. Il faut bien avouer que si le vert anglais du narrowboat lui confère un certain style, il n'aide pas beaucoup à réverbérer la chaleur. Comme les périodes de mauvais temps sont plus nombreuses que les journées de soleil sous ces latitudes, cela représente plutôt un avantage pour réchauffer le bateau. Sauf en ce moment bien sûr.


Des pare-soleil ?


Mon premier effort a été de trouver un système pour couvrir les fenêtres. Le top aurait été de le faire de l'extérieur, hélas, les flancs du bateau ne permettent aucune prise et aucune protection ne peut tenir en place à moins de percer l'acier. 

J'avais déjà investi l'année dernière dans quelques pare-soleil réfléchissants de voiture. Je les place à l'intérieur, plaqués aux fenêtres et cela fonctionne plutôt bien. 
Tant et si bien que j'ai acheté un pare-soleil pour chaque fenêtre cette année et un exemplaire de plus pour masquer les panneaux latéraux de la timonerie à l'arrière du bateau. Les fenêtres ainsi masquées et les portes avants et arrières ouvertes, il se crée un effet tunnel par lequel l'air circule et rafraichit (un peu) l'intérieur du long narrowboat.


Le toit ?



Ces pare-soleil sont un plus indéniable, mais cela ne suffit pas. Le point le plus chaud l'après-midi est le toit. Plat, sombre, il absorbe immanquablement les rayons du soleil. 

Après plusieurs recherches et essais, comme d'utiliser la toile d'un auvent pour couvrir le toit, ce qui donnait au bateau une allure qui ne me plaisait pas beaucoup, je me suis tourné vers les systèmes d'isolation destinés aux toits des maisons. 

C'est dans un magasin de bricolage que j'ai trouvé mon bonheur : un rouleau d'isolant réfléchissant. Il y a des tas de modèles différents. Aussi, comme je l'ai choisi pour couvrir le toit, à l'extérieur, je l'ai choisi résistant à l'eau, relativement épais (6mm) et composé de plusieurs couches, mais pas trop (x4), solidaires afin que le vent par exemple ne l'abime pas trop vite : deux films en aluminium et deux couches de bulles d'air.





Les dimensions du rouleau (1,50m x 14m) sont idéales pour le toit du bateau et le prix d'une cinquantaine d'euros en faisait un essai tentant.

Une fois ramené au bateau et déroulé sur le toit, cet isolant a trouvé sa place tout seul. Sa découpe au cutter ou aux ciseaux se fait facilement, le tout est de le bloquer pour qu'il ne présente pas de prise au vent. Pour ce faire, j'ai utilisé ce que j'avais déjà.






J'espère que les bacs à fleurs rempliront cette fonction et qu'ils empêcheront l'isolant de s'envoler. Il me reste toutefois à recouper le bord gauche que je n'ai que plié pour le moment, ce qui provoque un petit bourlet sur toute la longueur du bateau.




Il me reste deux petites incertitudes : d'une part, sa tenue dans le temps, même s'il n'est mis en place que pour la belle saison. D'autre part, je me demande si je vais pouvoir laisser les bacs à fleurs sur cet isolant réflecteur car la chaleur qu'il fait sur le toit est terrible et j'ai bien peur que les plantes ne supportent pas ces conditions... La pose s'est effectuée avant 9h30 et pourtant, les 30°C ambiants étaient déjà insupportables sur le toit !

Et le résultat ?


Bon, déjà, esthétiquement, ce n'est pas une catastrophe. Bien évidement, je ne naviguerai pas avec et cet isolant ne restera que le temps des fortes chaleurs mais il n'est pas trop disgracieux. Ensuite, le fait qu'il soit composé de plusieurs films en aluminium me laisse espérer que, soumis au soleil et à l'humidité, il n'abimera pas la peinture du toit...



En considérant que la pose a été terminée tardivement et que le soleil avait déjà chauffé le toit du bateau, je trouve que l'on s'en sort pas mal. Alors que la température extérieure, à l'ombre, est de 37°C à 15h30, il ne fait pas 30°C à l'intérieur et le plafond du narrowboat est à peine tiède. Oui, je sais : ça a l'air beaucoup mais hier, à la même heure, il faisait plus chaud à bord que dehors. Aujourd'hui, alors qu'il fait encore plus chaud dehors, c'est l'inverse ! 

C'est donc déjà une victoire !


dimanche 24 avril 2016

Et si on évitait les moustiques !




Beaucoup des narrowboats traditionnels portent une multitude de pots et de jardinières qui débordent de fleurs en tous genres.

Nous devions céder à cette tradition mais on s'est longtemps demandé ce qu'on allait mettre dans nos bacs.
Si mon matelot avait déjà prévu quelques plantes aromatiques, il nous fallait encore choisir ce qui allait mettre une touche de couleurs.
Pour joindre l'utile à l'agréable, je souhaitais également trouver des plantes qui éloigneraient les moustiques du bateau. En effet, plutôt que de mettre des répulsifs artificiels ou de se ruiner en huiles essentielles, quoi de mieux que d'investir dans des fleurs qui les feraient fuir !

Le choix n'a pas été facile... il y a beaucoup de plantes, quelques unes ont des effets répulsifs sur les moustiques mais en général, mais on pourrait dire que plus elles sont efficaces, moins elles sont esthétiques !
Il y a bien sûr la très connue citronnelle, la verveine-citronnelle, la lavande, la menthe, la plante de Neptune, le géranium, l'absinthe et l'aurone, etc.
Comme les bacs à fleurs sont destinés à être placés sur le toit qui est une fournaise lorsque le soleil le chauffe, nous avons écarté d'emblée la plante de Neptune qui ne supporte pas d'être trop exposée au soleil.
Pour le reste, notre choix s'est porté sur des géraniums pour leur couleur rouge qui se mariera bien avec le vert foncé du narrowboat. Reste que les géraniums fleuris ne sont pas très efficaces en terme de répulsif à moustique, nous leur avons donc adjoint des pélargoniums qui ne sont pas fleuris mais qui sentent bon la citronnelle. En alternant ces deux plantes dans les bacs, nous espérons bénéficier à la fois de l'aspect fleuri de l'une et de l'effet répulsif de l'autre.
Pour développer notre collection de plantes aromatiques, mon matelot a également investi dans de la verveine-citronnelle et de la menthe, histoire de préparer des infusions maison !

Une fois les plans trouvés et achetés, ce qui n'est pas une mince affaire au vu des multiples offres où les prix vont du simple ou double, nous nous sommes attelés à les planter. 



Enfin, je dis "nous", mais ma partie s'est résumée à mettre de la terre dans les bacs et à les mettre sur le toit du narrowboat ! 
C'est mon matelot qui s'est occupée de la partie technique.




Le rendu n'est pas encore très visible car les plans ne sont pas encore fleuris, mais ça va venir.





Enfin, si la météo veut bien leur donner une chance car, cet après-midi, les fleurs ont pris une averse de grêle qui en a haché une partie... Déjà que les températures tombent à 1°C la nuit !
Quel printemps ! 
Cela pourrait être une journée normale pour un mois de novembre !






jeudi 24 mars 2016

Poêle à bois à bord du narrowboat (Episode 9) : les premiers feux



Le poêle est installé, les tuyaux et la cheminée ont été posés. Il ne reste plus qu'à essayer tout cela.
Bon, il me reste tout de même à trouver du bois de chauffage !


Du bois !


Chacun a sans doute ses bonnes adresses et son "petit vieux" qui lui vend la stère de bois pour "pas cher" mais là, je débute !
Aussi, je n'ai pas finassé : direction la grande enseigne de bricolage du coin où il y a d'énormes palettes de bois déjà coupé.

Quelle taille prendre ? 
Euh... le mode d'emploi de mon poêle GODIN précise que la taille maximale des buches est de 40cm. Nous verrons d'ailleurs par la suite que c'est très théorique !

Le prix de la stère de bois varie avec la taille des buches et c'est inversement proportionnel : plus ces buches sont petites, plus le prix est élevé. C'est le coût de la coupe.
J'ai opté pour des buches de 50cm que je couperai en deux. 

Alors, c'est parti. Me voilà avec une palette contenant 1, 75 stère de bois déjà fendu en deux.
Bon, il ne reste plus qu'à les couper en deux et à les fendre un peu plus, voire beaucoup plus pour certaines afin de faire du petit bois . Et oui, il faut du petit bois pour allumer plus facilement le feu. 

Mais pour faire tout cela, il faut retourner au magasin de bricolage pour acheter une hache ou un merlin, une scie et un tréteau...

Alors nous voilà de retour au port avec tout cela !

Le temps de fendre quelques buches, de faire un paquet de petit bois et nous sommes prêt à essayer notre poêle.


La mise à feu !


Reste qu'il s'agit d'un poêle cylindrique, tout en hauteur contrairement aux autres qui ne sont que des rectangles de fonte. 

Qu'est-ce que cela change, me demanderez-vous ? eh! bien, tout simplement la façon de le charger en bois et la manière de l'allumer.
Ma méthode préférée, baptisée "top down", réellement efficace, préconise que l'on empile du bois en faisant une petite tour, le gros bois en dessous et le petit au-dessus. Ainsi, on l'allume par le haut. Cela a le gros avantage de préchauffer le conduit de cheminée en début de flambée, ce qui facilite le tirage et limite les fumées épaisses au démarrage.
Vue la faible largeur du foyer, cette méthode n'est pas si "top" dans ce poêle. Les quelques essais réalisés n'ont pas été concluants.

Reste la méthode traditionnelle : le petit bois en bas, on fait une petite "hutte" avec du bois plus épais et des morceaux encore plus gros sur le dessus. En dehors du fait que tout s'effondre lorsque le petit bois s'est consumé, ce qui n'est pas très grave dans un foyer fermé où les flammèches sont contenues, c'est surtout le dégagement de grosses fumées qui est dérangeant : en effet, les flammes doivent traverser toute l'épaisseur de la "hutte" pour s'échapper vers le haut. L'embrasement de tant de bois fait que les dégagements sont importants et que je risque d'enfumer mes rares voisins.

J'ai finalement coupé la poire en deux : j'utilise la méthode traditionnelle tout en allumant un morceau d'essuie-tout en papier, imbibé d'un peu d'huile de cuisine, que je place sur le dessus de la "hutte". Ainsi, lorsqu'il s'embrase, ce morceau de papier réchauffe le conduit de cheminée et je trouve que le tirage s'en trouve amélioré. 
D'ailleurs, j'utilise essentiellement le petit truc d'essuie-tout imbibé d'huile de cuisine pour allumer mon bois. Cela évite d'acheter tout un tas d'allume-machins en plus. En fonction du temps de combustion que vous désirez, il suffit de prendre deux ou trois épaisseurs de papier. Je les pose à plat sur le plan de travail de la cuisine et je mets au centre l'équivalent d'un bouchon d'huile de cuisine. Je relève les coins du papier que je tournicote pour faire un genre de mèche que je place sous mon bois. Cela fonctionne très bien.

Bon, vous n'êtes pas obligé d'utiliser de l'huile propre ! Cela peut-être une astuce pour recycler l'huile de la friteuse :)

Certains sites prônent cette astuce, mettant en avant que l'huile qui brule dépose une fine couche dans les tuyaux, ce qui les protègerait de la corrosion, certains résidus étant très acides. Pourquoi pas.

Alors ce feu dans tout cela ? 


Eh! bien, c'est excellent ! Le poêle monte en température assez vite, ou tout au moins le tuyaux :)  La fonte et surtout les plaques réfractaires montent moins vite mais elles redescendent également plus lentement, ce qui fait qu'elles restituent de la chaleur longtemps après que la dernière buche se soit entièrement consumée. 
A noter que le réflecteur en carrelage joue un peu le même rôle : tout en protégeant la paroi du bateau, il emmagasine la chaleur qu'il restitue par la suite.




La chaleur dégagée par le poêle est sèche, je le constate au taux d'humidité affiché par l'hygromètre du bord. Cette chaleur est bien agréable et elle s'accompagne d'un ronronnement ou ronflement du poêle, des craquements du bois qui se consume. Une véritable mélodie :)

D'ailleurs, le chat du bord est un accroc de cette mélodie et il est devenu le meilleur ami du poêle ! :)





Tout est bien ?


Il reste que, comme je le pensais d'emblée, la puissance du Petit GODIN affichée à 5Kw est importante pour l'espace dont nous disposons et il faut jongler avec l'arrivée d'air et l'alimentation en bois pour limiter la chaleur. Au début, nous étions obligés d'ouvrir une fenêtre car nous avons trop chaud... Effectivement, un 2 ou 3 Kw aurait été suffisant mais encore fallait-il en trouver un !

Dans les points à améliorer, je pensais qu'il manquait un peu d'air à bord ou que le GODIN est un ogre côté consommation d'air ! les aérations du bateau, pourtant nombreuses entre les aérateurs des fenêtres, dans les portes avant et arrières et les "mushrooms" sur le toit, ne semblent pas assez efficaces et souvent, lorsque j'allumais le feu, j'ouvrais une des fenêtres pour attiser les flammes du démarrage.
A la réflexion et après plusieurs semaines d'utilisation, l'aération à bord est plus que satisfaisante, c'est effectivement le Godin qui a besoin d'air au démarrage. Avec l'habitude, je laisse la porte du poêle entrouverte pendant les premières minutes et le démarrage ne s'en porte que mieux. J'ai très vite arrêté d'ouvrir une fenêtre car même si l'hiver n'a pas été très rigoureux, nous avons tout de même eu quelques gelées :)


Pour ce qui est de la longueur des buches, les 40cm annoncées sont sans doute réalisables mais comme il faut compter avec les braises des buches précédentes, restées au fond du poêle, on se retrouve à ne pas pouvoir fermer le couvercle, ce qui peut être gênant !
Du coup, je coupe en deux, voire en trois les buches de 50cm et cela fonctionne très bien. 

En matière de répartition de la chaleur, le poêle chauffe très différemment du chauffage central du bord : la chaleur du poêle est concentrée à l'avant du bateau, laissant une zone plus froide à l'arrière, ce qui tombe bien puisque cela correspond à la chambre. De même, sa chaleur a tendance à monter au plafond et le sol reste plus frais. Cela s'atténue beaucoup après plusieurs heures de fonctionnement car la chaleur se diffuse.
Toutefois pour pallier à cet inconvénient, les équipages anglais utilisent un "ecofan":







Il s'agit d'un genre de ventilateur qui fonctionne uniquement grâce à la chaleur dégagée par le poêle et qui, grâce à ses hélices, la propulse à l'horizontale pour optimiser sa circulation. Après avoir épluché plusieurs dizaines de pages de forums britanniques à ce sujet, je ne parviens pas à me faire une idée de la réelle efficacité de "l'écofan", tant les avis sont discordants.

Dans un autre domaine, j'ai trouvé une astuce pour traiter la plaque en acier brut qui protège le sol : j'ai passé une couche d'huile de lin, cela a fait disparaitre quelques taches et lui a donné une teinte grise plus jolie, presque anthracite. Bon, il ne me restera plus qu'à changer cette vilaine moquette grise au sol par un beau parquet en bois mais j'attendrai sans doute l'été !








En conclusion, après plusieurs semaines d'utilisation quasi continue, l'acquisition et l'installation du poêle à bord sont une bonne chose. Sa chaleur est agréable. Le poêle permet bien sûr d'économiser le gasoil et le chauffage Eberspacher.

Ce poêle s'allume assez facilement, chauffe bien et participe efficacement à l'élimination de la condensation à bord. A tel point que la plupart du temps, hormis pendant les nuits très froides où la condensation est importante en raison des différences de températures intérieures/extérieures, nous coupons le déshumidificateur lorsque le poêle fonctionne.

Il n'y a pas à dire, le poêle a changé notre vie à bord. 




Il modifie également la charge de travail car il faut s'en occuper, l'alimenter, couper le bois à la bonne dimension, décendrer et nettoyer le fourneau. 
A ce propos, l'intérieur du bateau se salit beaucoup plus vite qu'avant : la poussière est plus importante même s'il s'agit d'un foyer fermé, à cela s'ajoutent la cendre, les petits morceaux de bois, etc. Il y a beaucoup plus à faire qu'avant.
Et je ne parle pas du stockage du bois, de sa coupe, etc.
Mais cela est une autre histoire !