Libellés

Affiche (6) Alerte (5) Aménagement (26) Animaux (127) Annonce (47) Astuces (20) Bateaux (287) Blog (9) Bricolage (41) CPA (28) Démarches (6) Fêtes (6) Gourmandises (4) Histoire (195) Humour (8) invention (8) Journal (49) Livre (2) Météo (103) Navigation (20) Pêche (7) Personnage (2) Photos (193) Photos anciennes (173) Pourquoi (16) Recherches (5) Rencontre (22) Sortie (15) Sport (9) Traditions (65) Travaux (25) Vidéo (29) Vie à bord (213) Visite (23)

mercredi 30 juillet 2014

Vacances: 15ème jour (de Montargis à Bagneaux sur Loing)


Adieu Saint Roch !


Aujourd'hui, nous quittions le Port Saint Roch de Montargis pour remonter vers le Loing.
La journée promettait d'être belle: le ciel était sans nuage et le soleil brillait déjà lorsque que je me suis levé à 7h30. Seule, la température était un peu fraiche et il y avait un fort vent de nord.

Après le plein d'eau, les différentes niveaux et le petit déjeuner, j'ai mis le moteur en route juste un peu avant 9h pour éviter de réveiller nos voisins de quai qui eux, ne partaient pas.

L'écluse de la Marolle


La sortie du stationnement s'est fait assez facilement bien que nous étions entre deux bateaux plutôt larges. J'avais un peu peur de galèrer mais avec le vent, le bateau s'est décalé  très vite du quai et je n'ai pas été obligé de faire un tas de manoeuvres. Par contre, l'écluse de la Marolle (n°33), à quelques dizaines de mètres, n'était pas encore prête et du coup, j'ai du attendre une dizaine de minutes en stationnaire avec ce vent qui me poussait de travers sur la rive droite... pas top !  






Mais bon, l'entrée dans l'écluse à 9h10 s'est bien passée et malgré les 4,80m de dénivelé, l'éclusage s'est passé en douceur. 

Montargis, côté canal





L'écluse de la Reinette (n°34), juste après, est automatique et à détection de passage. 





Nous l'avons passé rapidement si bien qu'à 9h30, nous avions déjà fait ces deux écluses et que nous naviguions dans le canal qui serpente dans le vieux Montargis. Il est joli d'ailleurs, ce petit parcours: on y voit de belles maisons et quelques ponts sympathiques. 






Montargis, côté industries


Il n'y a qu'à la sortie nord de la ville que cela devient plus industrialisé. 
Déjà le port de Montargis entre les PK 53 et 54 longe une voie de chemin de fer et un grand silo. Plusieurs Freycinets, d'habitation, y étaient stationnées. Un bateau de commerce, seul, était au pied du silo et attendait peut-être sa cargaison.




Le Silure Canaola


Après quelques ponts, nous arrivons à l'écluse n°35, celle de Langlée. Nous y sommes arrivés à 10h05 mais nous avons dû patienter devant un bon quart d'heure car il y avait déjà un plaisancier montant qui éclusait. 




Lorsque le bateau est sorti, j'ai reconnu le Canaola, un beau Silure qui est habituellement stationné au sud de Montereau Fault-Yonne (77). 




A 10h20, après quelques difficultés à rester en stationnaire avec ce vent, nous avons pu entrer dans l'écluse, tenue par le même jeune éclusier qu'à l'aller.    

Ce dernier m'annonçait déjà qu'il avait un problème avec l'automatisme de la prochaine écluse, la n°36. C'est l'écluse qui marque la séparation entre le canal du Briare et celui du Loing. Elle aurait "planté" avec un bateau montant qui aurait eu du mal à entrer dans le sas. 
Du coup, l'informatique a compté trois bateaux et comme il n'y en a qu'un qui est sorti, l'écluse s'est bloquée. Ballot !

Nous sommes donc sortis de la n°35 à 10h30 et notre éclusier fonçait avec son vélo vers la prochaine pour la débloquer avant notre arrivée.

L'écluse de Buges






Je n'aime pas l'écluse de Buges, la n°36: pour les avalants, son angle d'approche est mal fait et entre le canal d'Orléans qui s'en va vers l'ouest et le déversoir de la grande retenue d'eau à l'est, ça remue pas mal et le narrowboat est sensible à ce remue-ménage sous l'eau ! Alors avec le vent d'aujourd'hui par dessus le marché...

Comme l'écluse était toujours illuminée par ses deux feux rouges, nous nous sommes mis en position d'attente sur la rive droite, là où il y a un beau ponton réservé au traine-couillons de Châlette-sur-Loing. 

Peu de temps après, une dizaine de minutes, l'éclusier avait relancé le système de commande de l'écluse: le feu est passé au vert et nous avons pu nous y glisser doucement, sans encombre. 



Un coup sur la tirette magique et l'éclusage se faisait tout seul. A 11h00, nous étions sortis de cette série de deux écluses et nous naviguions maintenant sur le canal du Loing !






Cépoy


A environ 1600 tr/mn, je m'approchais assez rapidement de la première écluse du Loing, celle de Cépoy que nous avons atteint à 11h15. 





En dix minutes, les 1,52m de dénivelée étaient franchis et nous remontions un petit bief de 3km.





Le loing


J'aime beaucoup le Loing, il me semble moins large que le Briare ou c'est peut-être les arbres qui sont sur ses berges qui donnent cette impression plus intime. 





C'est vrai, il y a plein d'arbres et la palette des verts est infinie !  Il y a quelques fois une touche d'orange, signe qu'un arbre meurt ou que ses feuilles tombent déjà.

Rouille


Par contre, je trouve que les VNF auraient pu trouver mieux que les cabines d'éclusiers dans le style rouille "Art Moderne"... 



Ça ne va pas du tout avec les petites maisons d'éclusiers qui sont en général juste derrière. Elles sont pour la plupart construites avant 1890. Quel mélange de style !
Mais cela n'est que mon humble avis :)

Déjeuner à l'ombre


Comme la pause de midi approchait, nous nous sommes posés à l'ombre d'un rideau d'arbres, rive droite, un peu avant le PK5 et l'écluse n°2 des Vallées.







J'ai profité de cette halte pour faire prendre l'air au chat du bord, avec son petit harnais. Il en a profité un bon quart d'heure et a même mangé de l'herbe !!! Attention à la moquette ! :-(






Le déjeuner a été avalé rapidement mais je n'ai pas eu le temps de faire la sieste ! Il était déjà 13h et il fallait s'y remettre. Le temps de remettre le moteur en marche et de faire quelques centaines de mètres, nous étions à l'écluse n°2 à 13h15. 

Elle était tenue par un jeune éclusier que nous avions déjà vu à l'aller, celui qui était en maillot de bain :)
Pour lui, c'était le dernier jour de ce travail saisonnier: après un mois de labeur, il part en vacances et retrouvera ses études (BTS) à la rentrée.




A 13h25, nous étions hors de l'écluse et nous arrivions quelques minutes plus tard à la n°3 qui était distante d'un petit kilomètre. Une dizaine de minutes plus tard, nous étions de nouveau libres de naviguer sur le petit bief de 3 km. 

Une série de 3


Il vient ensuite une série de trois écluses, les n° 4, 5 et 6. Elles ne sont séparées que par un petit kilomètre les unes des autres. Nous les commençons à 14h05 et nous sortons de la dernière à 15h. Nous n'avons guère eu qu'une petite attente d'une dizaine de minutes devant la n°4 car il y avait un plaisancier montant dans le sas.

La suivante, la n°7, celle de Néronville est atteinte à 15h45. 

Superbe !


Le parcours en amont est superbe: quelques virages, de grands arbres et des berges accueillantes sur la rive gauche. D'ailleurs, il y en a qui ne s'y sont pas trompés: un bateau au pavillon britannique y est stationné et en passant, nous voyons la dame du bord qui fait quelques brasses derrière le bateau, dans le Loing :)




L'écluse de Néronville est en travaux: l'automatisation la guette ! 
Les services techniques sont en train de monter les derniers mécanismes, elle sera opérationnelle d'ici quelques heures !



A 15h55, nous quittons Néronville. L'après-midi est déjà bien avancé mais j'aimerai faire encore quelques kilomètres, histoire de nous rapprocher de Nemours.

La plus petite !


A 16h05, nous arrivons à l'écluse d'Egreville, la n°8 au PK15. C'est sans doute l'écluse avec le plus petit dénivelé du parcours: 48cm ! :)

C'est également là que l'on nous remet la télécommande pour les autres écluses du Loing: la plupart seront maintenant automatiques, même si des éclusiers y vont et viennent pour s'assurer que tout va bien.



Souppes-sur-Loing


Après Egreville, c'est un bief de 5km de long qui nous attend. Nous passons là devant le port aux pierres de Souppes-sur-Loing (77) où l'on m'avait proposé une place à l'année. 

En y passant, une fois de plus, je ne regrette pas de l'avoir refusé: la raffinerie de sucre crache toujours sa fumée malodorante et le quai est tout juste aménagé le long du parking de la société où le va-et-vient de camions est impressionnant.

Seules les premières places de la halte fluviale disposent de bornes modernes et d'un bout de gazon accueillant. 

Le port aux pierres était pourtant plein lorsque nous sommes passés, il y avait même des bateaux britanniques à couple.

Mais nous ne nous y sommes pas arrêtés, ce n'était pas notre objectif. J'aimerai arriver jusqu'à Bagneaux-sur-Loing (77), quelques kilomètres au sud de Nemours.

L'écluse de Beaumoulin, la n°9, est atteinte à 16h55 et c'est vrai, elle est automatique :) 





Efficace !


Je trouve d'ailleurs que la télécommande est efficace. L'éclusier nous avait dit 100 ou 150m de distance mais en écartant un peu le bras de la masse du narrowboat, la télécommande fonctionne à une distance bien supérieure. En plus, la petite lumière orange qui clignote sous le feu rouge pour nous annoncer qu'elle a bien reçu notre demande, se voit de loin. Rien à dire de ce côté-là.

Bon, en voulant chipoter, je dirai que les tirettes automatiques sont mal conçues car le câble rouge (arrêt d'urgence) est suprasensible: la moindre défense ou amarre qui le frôle et il parait que ça bloque tout... Les VNF seraient en train de réfléchir à la mise en place de 
protection pour éviter les sollicitations intempestives de ces tirettes rouges qui ne sont finalement qu'un simple câble d'acier qui se tend.
Enfin, cette écluse n°9 a été quittée à 17h05. 

Après cette écluse, le canal du Loing s'élargit à tel point que j'ai eu l'impression d'être sur la Seine ! Il y a de la place, c'est certain même pour faire demi tour :)

Bagneaux-sur-Loing




Nous voulions stationner pour la nuit à Bagneaux, hélas, je n'ai pas trouvé les abords très accessibles. L'eau, certes très claire, laissait apparaitre de grosses pierres et beaucoup d'herbes aquatiques sur la rive gauche. Nous avons donc été jusqu'à l'écluse n°10, celle de Bagneaux. 

Nous y sommes entrés à 17h50. Elle est également automatique. Nous en sommes sortis à 18h00 et juste après l'écluse, nous avons trouvé une belle berge sur la rive gauche. Il n'y avait cependant pas beaucoup de places pour planter des piquets mais en poursuivant à pied sur quelques centaines de mètres tandis que mon matelot tenait le bateau en laisse, j'ai découvert une zone avec quelques bollards qui seront très bien pour la nuit !

Ma bonne action


Avant d'aller prendre cette place qui nous attendait, je suis revenu vers l'écluse à pied avec une gaffe car il y avait un trio de gamins qui essayaient d'attraper leur ballon de foot tombé dans le canal. Grâce à la gaffe et en me penchant un peu, j'ai réussi à attendre cette balle et à leur rendre. C'était ma B.A du jour ! :)

Reconditionnement


Une fois amarré, il était 18h15 et j'ai eu juste le temps de faire le plein avec le jerrican de 30l qu'il me restait en soute. J'ai reconditionné le bateau pour la nuit tandis que mon matelot préparait le diner. J'ai, de mon côté, ouvert la trappe au dessus de l'hélice pour enlever toutes les herbes aquatiques qui s'étaient enroulées autour de son axe. Une vraie galère, ces herbes. 







Pourtant, comme me l'a appris Paul, l'ancien propriétaire du narrowboat, à la sortie des écluses, je mets toujours un coup de marche arrière pour essayer d'éliminer une partie de ce que l'hélice a pu ramasser dans le fond de l'écluse. Quand ce ne sont pas des herbes, ce sont de vieux sacs plastiques ou de la ficelle. Heureusement que j'ai ce genre de trappe, tous les bateaux n'en sont pas équipés, loin de là.

Après une matinée radieuse et un après-midi plutôt nuageux, il a fallu que nous stationnions sur une berge sans aucun arbre pour que le soleil fasse sa réapparition ! Du coup, il a fallu fermer tout le côté gauche du bateau pour éviter un surcroit de chaleur.

De la glace en trop !


Mon matelot s'est aperçu que le frigo contenait dans le fond une quantité importante de glace et elle a procédé à un dégivrage en règle. Est-ce que ce ne serait pas ça qui vidait nos batteries ces derniers jours ? A suivre !




En résumé: horamètre debnav: 6679,0
                                     finav   : 6687,3
Soit 8,3h moteur pour 31 kilomètres et 14 écluses
Au total depuis notre départ: 62,8h moteur, 185 km et 67 écluses
Et un complément de 30l de gazole.

mardi 29 juillet 2014

Vacances: 14ème jour (Relâche à Montargis)





Relâche à Montargis


Comme nous l'avions décidé hier soir, aujourd'hui a été un jour de relâche au port Saint Roch à Montargis.

Le réveil s'est fait naturellement, vers 9h30.

La météo du matin n'a pas été aussi pluvieuse que les prévisionnistes l'avaient annoncé mais il a tout de même plu au moment où je suis descendu à terre pour aller chercher du pain frais pour le petit déjeuner.

On paresse


La matinée s'est passée paresseusement à bord. Nous avons commencé à trier les photos accumulées en deux semaines sur l'ordinateur. J'ai également profité d'une connexion Internet digne de ce nom pour relever mon courrier et commencer à illustrer ce blog de quelques images. Ça ne parait pas mais le tri des photos et le téléchargement de celles-ci sur le blog, cela prend beaucoup de temps, sans compter que mon portable n'est plus tout jeune. 
La première journée de navigation sur le blog a donc été illustrée de quelques photos. J'ai également commencé la 12ème. 

Il y en reste beaucoup ! Heureusement, des journées comme celle d'hier où il a beaucoup plu sur le parcours seront pauvres en photos puisque l'appareil était resté à l'abri !


La revanche de la technologie


Après le déjeuner préparé par mon chef-cuistot, c'était le moment de faire la sieste, bercé par la pluie qui tapotait de temps en temps sur le toit et les fenêtres du narrowboat. 
Hélas, la pause n'a pas duré ! Être prés de la civilisation a des avantages car nous avons de nouveau du réseau pour le téléphone portable mais il y a des inconvénients: il a fallut que celui-ci sonne à cette heure-là, forcément ! 
En plus, c'était mon opérateur qui me sollicitait pour savoir si je voulais une Box ADSL... et j'en ferai quoi, d'une Box ADSL ?!?!


Re-visite


Une fois que je fus réveillé et après nous être habillés de façon plus étoffée que d'habitude (fini le short !), nous avons quitté le bateau pour retourner en ville et plus précisément au magasin de bricolage que nous avions trouvé la semaine dernière. 

Objectif: acheter un harnais pour que le chat du bord puisse aller faire un petit tour à terre sans trop s'éloigner. Il est certain que ça ne va pas lui plaire mais c'est juste pour éviter de le perdre lorsque nous nous arrêtons pour quelques heures.

Chemin faisant, mon matelot a trouvé son magasin de vêtements préféré et elle a pu regarder s'il y avait encore des soldes :)

J'avais pris un parapluie mais finalement, nous n'en avons pas eu besoin, la grosse pluie n'est arrivée qu'en fin d'après-midi, une fois que nous étions rentrés à bord.

Entre temps, nous avions trouvé un petit harnais au magasin de bricolage. Il n'y avait que très peu de choix et cela ne me semble pas très solide mais cela fera l'affaire pour le reste des vacances.

Sur le retour, nous sommes passés devant l'église que nous n'avions pas vu sous cet angle. Alors, clic! une photo de plus !



La brique de la Marolle


Et un peu avant d'arriver au bateau, nous sommes passés devant une boulangerie pâtisserie et nous nous sommes dit que nous allions prendre une douceur pour déguster avec un petit thé à bord du narrowboat ! Genre salon de thé à domicile :)

La vitrine du magasin proposait une spécialité locale: la brique de la Marolle. 



C'est un gâteau à base de génoise, de meringue et d'un cocktail de fruits. Il y a sept parfums, nous a dit la vendeuse. 
Nous avons donc pris deux parts et nous sommes rentrés pour les déguster.

En passant devant l'écluse, de la Marolle justement, comme nos gâteaux, je me suis arrêté pour dire à l'éclusière que nous reprendrons notre route demain matin, vers 9h. 

Une fois à bord, le thé infusé, nous avons goûté nos briques. Bonnes, certes mais j'avoue qu'à part les amandes et l'eau de rose, je n'ai pas senti les autres parfums. La pancarte dans la vitrine précisait un cocktail de fruits, oui, mais lesquels ? :-)



Le reste de l'après-midi à bord s'est passé à écouter la pluie tomber, plutôt drue dans la soirée, tout en bricolant. 

J'ai également été payer le stationnement du bateau pour la prochaine nuit lorsque les employés de la ville sont arrivés à la capitainerie: 15,40 euros pour le bateau et 40 centimes de taxes de séjour pour moi et mon matelot soit un total de 15,80 euros. 

Heureusement, je n'ai pas dit qu'il y avait un chat à bord ! ;-)






lundi 28 juillet 2014

Vacances: 13ème jour (de Montcresson à Montargis)




De la pluie


La nuit a été calme même s'il a beaucoup plu. Nous n'étions pas stationnés sous des arbres aussi, nous n'avions pas à craindre des chûtes de branches ou ce genre de choses.

Au réveil, la pluie avait une petite accalmie, ce qui m'a permis de faire les niveaux du moteur et de préparer le bateau pour la navigation du jour. Hélas, cela n'a pas duré car lorsque nous étions entrain de déjeuner, la pluie est tombée en abondance.

En vérifiant l'autonomie des batteries,  je me suis rendu compte que nous étions à 75% de décharge, ce qui n'est pas bon. Pas alarmant, mais il ne faut pas descendre davantage. Aussi, en dehors du frigo, nous avons coupé tout ce que nous pouvions coupé en attendant que je démarre le moteur.

Au revoir Montcresson


Nous avons quitté notre stationnement de Montcresson au PK40 à 8h50 et nous avons navigué vers le nord à environ 1500 tr/mn. La pluie tombait et le ciel était noir de nuages d'orage mais il ne faisait pas froid.

Au bout de quelques dizaines de minutes de navigation à l'abri dans la timonerie, j'ai décidé de la replier car comme je suis grand, je suis obligé de me baisser pour voir le canal et cette position, lorsqu'elle est prolongée, est particulièrement inconfortable.

Aussi, j'ai donc piloté à l'air libre comme les autres jours, la seule différence étant que j'avais une parka sur le dos pour éviter d'être trempé trop vite.

Une série de quatre


Nous avons donc descendu les deux derniers kilomètres de bief jusqu'à une série de quatre écluses automatiques (27, 28, 29 et 30), distantes de 4 à 500m les unes des autres. La première est la n°27, celle de Montambert (PK42). Elle a été atteinte à 9h15. Lorsque que nous approchons à quelques centaines de mètres, un capteur détecte le bateau et lance la procédure d'éclusage. Une fois que le sas est vide, ou rempli en fonction de notre sens de navigation, que les portes sont ouvertes, un feu passe du rouge au vert et nous pouvons entrer. A l'intérieur de l'écluse, une fois amarrés, nous n'avons plus qu'à lever une tirette pour que l'écluse se remplisse ou se vide. Une fois arrivé au bon niveau d'eau, les portes s'ouvrent et nous pouvons sortir de l'écluse et poursuivre notre chemin.








Ces quatre écluses automatiques ont été passées relativement vite et sans difficulté. Nous avons eu la compagnie d'un éclusier sur la 3ème mais cela fonctionnait tout seul. Un plaisancier montant est sorti de la 4ème écluse au moment où nous arrivions devant, tout a été bien synchronisé ! :)





Nous avons quitté cette série d'écluses à 10h15: soit une heure pour passer quatre écluses et faire en gros deux kilomètres. Nous avons d'ailleurs franchi l'écluse de Souffre Douleur qui nous avait donné tant de mal en montant. Là, en descendant, nous n'avons eu aucune difficulté avec elle.

Deux éclusières


Il ne nous faut faire que deux kilomètres de plus pour arriver à une écluse manuelle, la n°31 dite Sablonnière au PK46 que nous rejoignons à 10h30. Là, non pas une mais deux éclusières nous attendaient: Michelle dont nous avions vu le bateau stationné un peu en amont de cette écluse, et une jeunette.  
Une fois amarré, j'ai donné un coup de main à cette dernière pour fermer la porte qui était de mon côté tandis que mon matelot discutait avec Michelle. 

En dix minutes, bavardages et bassinée compris, nous étions éclusés et nous reprenions la navigation vers la dernière écluse de notre parcours du jour, normalement, s'il y a de la place au port ST Roch à Montargis où nous voulons nous arrêter cet après-midi.

A 11h05, nous arrivons à l'écluse n°32. Là, c'est un éclusier qui nous accueille et comme à la précédente, je lui donne un coup de main pour fermer la porte qui est de mon côté.
Pfff! elle était d'ailleurs difficile à tourner cette manivelle ! 
Dire qu'il y a des parisiens qui payent des abonnements dans des salles de musculation ! :-D
Dix minutes plus tard, nous prenions le bief de quatre kilomètres qui nous amène à l'entrée de Montargis.




Pause déjeuner


Au bout de deux kilomètres, nous avons décidé de faire notre pause déjeuner et nous avons trouvé un petit bout de berge sous les arbres au niveau du PK50, juste avant les ponts qui enjambent le canal. Le temps de planter trois piquets et d'y attacher le narrowboat, je coupais le moteur. Il était 11h40. Mon matelot changeait de statut et devenait chef-cuistot !

Le temps semblait vouloir s'améliorer, le ciel est toujours gris mais il y a quelques percées ensoleillées. Hélas, avec le vent qui vient du nord aujourd'hui, les nuages ne sont jamais bien loin et masquent très souvent le soleil.

Après le déjeuner, une petite sieste d'un quart d'heure. Pendant la pause, j'ai voulu savoir si ce n'était pas le frigo qui décharge systématiquement mes batterie. Il faut préciser que ce matin, alors que le frigidaire est sur la position minimale (1), j'ai trouvé des glaçons dans la bouteille de lait !Aussi, mon matelot a coupé le frigo pendant la pause et effectivement, contrairement aux autres jours, les batteries ont à peine perdu pendant l'heure de pause... Intéressant et à creuser !

Un peu avant 13h, nous avons repris notre chemin et à peine en route, j'ai du stopper pour laisser la place à un gros bateau hôtel qui arrivait près des ponts. J'étais avalant mais bon, je l'ai laissé s'engager sous les trois ponts successifs et j'ai sagement attendu qu'il passe. 

Le port Saint Roch, bis !


Les deux kilomètres qu'il restait pour arriver à Montargis ont été parcourus en moins de 30mn et c'est au ralenti que j'arrivais au Port St Roch en espérant qu'il y ait de la place. 

Les premiers bateaux, stationnés de façon très avancée dans le virage, me semblait un mauvais présage. 

Le quai était effectivement plein à l'exception d'une place juste avant l'emplacement des bateaux hôtels. Un de nos futurs voisins qui promenait son chien nous a demandé de bien nous serrer à son bateau car il y a un bateau hôtel qui doit venir stationner là ce soir. J'espère qu'il aura assez de place et que nous ne serons pas obligés de quitter cet emplacement tardivement car il sera très difficile de trouver une autre place.

En attendant, on s'amarrait comme si nous allions passer la nuit ici et j'allais prévenir l'éclusier de la Marolle que nous ne passions pas son écluse cet après-midi et sans doute pas demain non plus car la météo a prévu beaucoup de pluie demain. 






Le reste des préparatifs (branchement du câble électrique, reconditionnement de la timonerie, etc.) semble une routine bien huilée maintenant et cela a été fait rapidement.
Pendant que je me détendais un peu à bord et que je discutais bateau avec un voisin de quai, mon matelot est allé faire quelques magasins en ville.




En fin d'après-midi, je suis allé payer le coût du stationnement à la capitainerie (15,80 euros pour la nuit, taxes de séjours incluses). 


De nouveaux voisins


Peu après que mon matelot soit revenu à bord, le Bluegumun bateau anglais, est venu s'amarrer juste devant notre narrowboat.




Il s'agit d'un couple, Charles et Sally, qui vient d'Harrogate. Charles est originaire de Sheffield. Ils voyagent sur ce Piper d'environ 16m qui est magnifique et très récent. Ils possèdent également un narrowboat, Ebony, qui est stationné à Stafford. Une fois qu'ils ont amarré leur bateau, ils sont venus visiter notre bord et nous avons de même peu après. Le couple tient un blog où il retrace leurs aventures.





La TV !


En début de soirée, j'ai rebranché la télévision et remis sur le toit l'antenne TNT que j'ai fixée sur un support magnétique orientable. 




Ben oui! Aujourd'hui, nous sommes lundi et c'est le jour de "l'amour est dans le pré !". L'orientation de l'antenne est très facile, contrairement aux paraboles. Il s'en est tout de même fallut d'un cheveu que nous loupions le début de l'émission car il y avait un faux contact dans cette satanée prise moulée derrière la TV. J'ai du m'en passer et faire un branchement direct sur la TV pour pouvoir être à l'heure !





En résumé: horamètre debnav: 6675,0
                                     finav   : 6679,0
Soit 4h moteur pour 12 kilomètres et 6 écluses
Au total depuis notre départ: 54,5h moteur, 154 km et 53 écluses

dimanche 27 juillet 2014

Vacances: 12ème jour (de Chatillon Coligny à Montcresson)



Un monde fou !


Ce matin, en ouvrant un oeil à 7h30, j'entendais plein de bruits autour de la halte fluviale de Châtillon-Coligny (45). En fait, la ville accueillait aujourd'hui un gigantesque vide-grenier dans toutes les rues, si bien que des parkings avaient été crées dans les champs aux alentours et que nous en avions un de l'autre côté du canal. Il y avait déjà des dizaines de voitures garées sur l'herbe. La journée promettait  d'être agitée à Châtillon !
Pour notre part, après la toilette, le petit déjeuner et les niveaux du moteur, nous avons préparé le narrowboat pour un petit saut de puce qui devait nous amener à une douzaine de kilomètres plus au nord, à Moncresson (45).



Changement d'amarres


Pour l'occasion, j'ai changé les amarres avant et arrière pour de plus longues. En effet, aujourd'hui, nous allions passé deux des plus hautes écluses de notre périple: celle de Lépinoy qui mesure 4,94m et celle de Montbouy qui culmine à 5,12m ! Ainsi, en mettant des amarres de 15m, nous étions tranquilles.


Retard


Le départ aurait dû avoir lieu à 9h, après le plein d'eau et le rangement du câble électrique. Victime du succès du narrowboat, nous avons fait la connaissance de deux couples, dont un originaire de Courcelles dans le Calvados (des normands !), qui admiraient le bateau et qui n'en avaient jamais visité. Le temps de la visite n'a pas duré très longtemps mais nous sommes partis avec un petit quart d'heure de retard. 

Les deux vedettes qui étaient stationnées à couple devant nous étaient déjà parties, ce qui nous a évité des manoeuvres compliquées pour sortir de notre emplacement.



Pierre, le retour (bis!)


Nous avons donc quitté Châtillon-Coligny tranquillement. Une fois atteint la sortie de la ville, notre attention a été attiré par des cris... 

Il s'agissait de Pierre, du Windhoek, qui nous appelait d'un pont ! Amateur d'antiquités, il est certainement venu de Briare pour ce vide-grenier géant. Nous lui avons fait signe de loin mais nous étions déjà bien lancés.


Les hautes écluses


A 9h45, nous arrivions en vue de la première écluse de la journée, la n°25, celle de Lépinoy au PK32. Le feu était rouge et nous avons patienté devant une petite dizaines de minutes. 




Sur ce chemin de retour, nous retrouvons certains des éclusiers que nous avions rencontré à l'aller. On discute un peu le temps de l'éclusage et on se dit à l'année prochaine !
C'est ce que j'ai fait ici mais le jeune éclusier m'a dit qu'il ne serait plus là l'année prochaine: il a trouvé du travail en usine. Ce ne sera sans doute pas aussi agréable que la nature dans laquelle il évoluait ici mais cela paiera peut-être mieux. Souhaitons-lui bonne chance ;)






A 10h05, nous étions sortis de la n°25 et nous nous dirigions vers la n°26, celle de Montbouy que nous avons atteint à 10h25. Là également, nous avons patienté une dizaine de minutes devant l'écluse et nous en sommes sortis à 10h45. 





Ces grandes écluses sont moins impressionnantes dans ce sens ! Il n'y a guère que le radier ou la pierre de chute dont je me méfie: il s'agit d'une grosse marche en pierre, juste avant les portes amont et qui, lorsque le niveau de l'eau descend dans l'écluse, apparait progressivement. Le danger ? C'est d'en être trop près et que l'arrière du bateau s'y pose lorsque le niveau de l'eau descend. 
Cela pourrait bien endommager la barre ou l'hélice. D'ailleurs, il y a des traces et des rainures impressionnantes qui marquent la surface de ce radier, signe que cela a dû arriver plus d'une fois.

Enfin, du PK34 au PK 40, nous naviguons sur le bief à environ 1500tr/mn. Le soleil commence à chauffer sévèrement et les quelques nuages de ce matin ne l'empêche plus de briller.







Le port de Montcresson


A midi, nous arrivons devant le "port" de Montcresson qui n'est en fait qu'un quai bétonné avec quelques bolards. 




Cela nous suffira bien pour y passer la journée. Seul hic: le rideau d'arbres est en arrière de la berge et le bateau sera au soleil tout l'après-midi.

Le temps d'amarrer correctement le bateau et je suis déjà dans l'herbe où j'apporte le barbecue. Il ne me faut pas longtemps pour l'allumer et pendant que les braises prennent formes, je reconditionne le bateau pour la halte.




Mon matelot, pendant ce temps-là, installe les tables et chaises sous les arbres, à l'ombre et nous attendons tranquillement que les travers de cochon grillent.





Dans l'eau, prés du bateau, il y a un petit banc de petits poissons chats qui est resté au même endroit tout l'après-midi.





Un australien


C'est d'ailleurs à ce moment-là qu'un plaisancier, à pied, vient nous trouver. Il est australien et son bateau est en panne après le pont en aval. Il me demande si je peux le dépanner de 4 ou 5 litres d'huile moteur et comme j'ai un bidon presque plein, je le laisse repartir avec. Plus tard, il amènera à mon matelot une bouteille de Sancerre et nous le verrons passer dans l'après-midi avec son bateau, le Burabilla.


Chaud, chaud

Entre temps, nous avons dévoré nos ribs de porc et après avoir rangé le matériel, nous nous installons sous la frondaison des arbres sur un grand plaid. 




Le chat du bord n'a pas été long à nous rejoindre et après un petit tour dans la nature, il est revenu se coucher avec nous à l'ombre. 











L'après-midi, très chaud, s'est ainsi passé tranquillement, entre sieste et lecture, ponctué par les cyclistes qui se promenaient le long du chemin de halage et quelques bateaux qui ont attiré l'attention du chat.





La visite du village


En fin d'après-midi, alors que quelques nuages s'amoncelaient à l'horizon mais qu'il continuait à faire chaud, nous avons enfilé nos chaussures de randonnée pour aller voir à quoi ressembler le village de Montcresson. 




Un lavoir


Il se trouve juste de l'autre côté du pont, sur la rive gauche. Là, au nord se trouve un ancien lavoir, presque sous le pont. Il était grand pour un lavoir et il avait deux côtés, couverts de tuiles où les lavandières pouvaient discuter face à face tout en nettoyant leur linge. 




Hélas, les portes étaient fermées et nous n'avons pu le contempler qu'à travers le grillage qui borde le canal. Dommage.

Bacchus


Au sud du pont se trouve un ensemble de bâtiments en vieilles pierres que nous avions déjà repéré depuis le bord du canal. Nous nous sommes engagés sur ce qui ressemblait bien à un chemin privé et nous nous sommes retrouvés au milieu d'une jolie propriété. 




D'un côté, il y avait deux maisons, une entièrement restaurée et une autre en cours de rénovation. 





De l'autre côté du terrain bien arboré, il y avait plusieurs petites constructions dont une tout en longueur, ouvert sur tout un côté et surmonté d'un clocher comme une petite chapelle: très jolie !





Un vieil homme est sorti de la maison principale et j'ai été au devant de lui pour me présenter et nous excuser d'être entrés sur son terrain. Je l'ai félicité pour ses constructions et il nous a alors expliqué ses rénovations.

En fait, ce monsieur est originaire de Toulon et il a acquis cet ensemble dont il pense qu'il appartenait à la société gérant le canal de Briare dans des temps plus reculés. Le long bâtiment est d'ailleurs une ancienne écurie où l'on faisait reposer les chevaux ou les animaux de trait qui tractaient les péniches sur le canal. Il nous a montré les anneaux qui étaient encore scellés dans la pierre. Artiste, il a disposé dans ce bâtiment qui sert de salon d'été plusieurs statues religieuses et il a ajouté des oeuvres qu'il a lui-même sculptées dont un magnifique Bacchus en terre.

Au fond du jardin trône un petit bungalow qui n'est autre que son petit bar personnel. Il l'ouvre lorsque sa famille lui rend visite et, en hommage à sa ville natale, il l'a appelé "le bar de la Marine". A l'intérieur, il y expose ses certificats et diplômes des confréries viticoles et bacchusiennes auxquelles il appartient.
Drôle de personnage :)

Après l'avoir remercié pour la visite et ses explications, nous reprenons la direction du centre du village, guidés de loin pour la flèche de l'église. 


L'église


Arrivés à cette dernière, nous prenons quelques clichés d'un de ses côtés: il y a une petite tour qui lui est accolée, percée de quelques meurtrières. Etrange sur une église...  





Une pierre plate est gravée d'une date "1661". 





C'est son seul charme car sa façade, très abimée, n'est pas très jolie et si son portail comportait quelques têtes sculptées, les détails ont été grignotés par le temps et il n'y a plus grand chose de visible.




Nous poursuivons dans le village. Beaucoup de maisons sont visiblement inhabitées, voire complètement abandonnées, laissées aux toiles d'araignées et aux hautes herbes.





Il y a pourtant de la vie dans ce village qui dispose d'un parc pour les enfants avec plein de jeux et même un parcours de mini-golf. La taille du parc est même disproportionnée par rapport au nombre d'habitants :)


Des commerces


Côté commerces, nous trouvons une boulangerie, une boucherie, un bar et une épicerie Cocci-Market. En dehors de cette dernière, tout est fermé en cette journée dominicale.




Nous croisons dans une rue une bande de jeunes, casquettes de baseball à l'envers et un gros lecteur MP3 à la main, crachant un rap de banlieue. En passant, ces rebelles nous disent bonjour, comme quoi, tout n'est pas perdu en France...

Le tour du village étant bouclé, nous retournons à bord.


Le reste de la soirée se passera calmement, entre un livre et le journal de bord. 
L'autonomie des batteries ayant brutalement chuté, il me faudra faire tourner le moteur une petite heure pour être certain que les batteries ne se déchargent pas trop.



En résumé: horamètre debnav: 6670,5
                                     finav   : 6673,8
Soit 3,3h moteur pour 11 kilomètres et 2 écluses
Au total depuis notre départ: 49,3h moteur, 142 km et 47 écluses
A ajouter 1, 2h moteur pour recharger les batteries (fin à 6675,0)