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samedi 26 juillet 2014

Vacances: 11ème jour (Visite de Chatillon Coligny)




Une pause sur le chemin du retour


Oui, nous sommes sur le chemin du retour mais comme la halte fluviale de Châtillon-Coligny (45) est  bien équipée et que nous n'avions pas pu visiter le musée de la ville hier, nous avons décidé de rester une journée supplémentaire. Du coup, le réveil a été un réveil naturel vers 9h et même si le chat du bord voulait aller se promener, il a été assez gentil pour le faire tard :-)

Sécher du linge


Après un petit déjeuner, je me suis mis à la recherche d'une laverie automatique où nous pourrions sécher le linge qui était en train de tourner dans la machine à laver du bord. 
Oui, nous avons une machine à laver mais pas de sèche-linge et il est délicat de tendre une corde à linge en travers de la halte fluviale. L'idéal serait bien sûr d'avoir les nouvelles machines qui sont un combiné des deux mais bon, on attendra que la nôtre rende l'âme pour la changer.
A la capitainerie, la jeune femme m'a indiqué le camping municipal qui est juste derrière la halte fluviale et j'y suis allé avec mes deux sacs de linge mouillé pour m'apercevoir que si des machines existent bel et bien au camping, il faut des jetons pour les faire fonctionner, jetons vendus à l'accueil du camping qui n'est ouvert que de 17 à 18 heures le samedi. Je suis donc reparti avec mes sacs jusqu'au bateau...

La fin de la matinée s'est passée doucement, tranquillement, partagée entre un peu de rangement, quelques bricoles et appels téléphoniques pour une fois que nous avons du réseau.

A midi, mon chef-cuistot nous avait préparé une quiche et après une petite sieste, nous avons pris la direction du musée. 

L'objectif de la promenade était clair:

1 - le musée de la ville ;
2 - le donjon du château ;
3 - trouver la maison de Colette ;
4 - une pause en terrasse ;
5 - quelques courses à la toute petite surface située en centre ville et essayer de trouver un harnais pour le chat du bord, histoire qu'il puisse prendre l'air sans que l'on craigne qu'il se fasse manger par un renard !

Le musée de la ville

Alors pour ceux qui ne suivent pas, nous sommes toujours à Châtillon-Coligny, anciennement Châtillon-sous-Loing. Si cette petite ville a peu d'habitants, son passé historique est riche et ce musée est articulé en quatre salles qui en reprennent les grandes époques.
Après avoir été gentiment accueilli au musée et avoir payé nos trois euros pour la visite, nous avons reçu un cahier plastifié qui décrit les différentes pièces et vitrines du musée.
La première pièce est dédiée à la préhistoire et à l'antiquité. Des pointes de flèche et hache en silex aux premiers objets métalliques, tout montre que la région a été habitée très tôt. 




Il y a également à proximité deux tombes de princes celtes et une multitude de vestiges gallo-romains qui prouvent également que la région a bien vécu à l'époque, qu'elle était plutôt prospère et bien équipée.
Il y a même des traces d'une tribu saxonne, à priori des supplétifs de l'armée romaine, qui s'est établie et qui a amené ses coutumes et ses rites funéraires. Selon un historien de l'époque, les guerriers de cette tribu, pourtant considérés comme barbares, ont été les derniers défenseurs de l'empire romain contre les autres barbares.
Une vitrine, toujours impressionnante pour moi qui ait passé des années avec un détecteur de métaux à la main, présente deux des six dépôts monétaires qui ont été trouvés à côté de la ferme de Craon à Montbouy. 





Il s'agit d'urnes ou de potiches contenant plusieurs centaines, voire des milliers, de pièces romaines ! Ces trésors ont visiblement été enterrés par leurs propriétaires au moment de la décadence gallo-romaine et de l'arrivée des barbares. 



Parmi ces milliers de pièces figurent des monnaies frappées aussi bien à Londres, qu'en France ou sur les bords de la méditerranée, signes que le réseau monétaire romain fonctionnait bien et que les échanges étaient multiples et variés.

Dans d'autres vitrines, nous avons eu la surprise de découvrir des urnes mortuaires celtiques et des bijoux de fabrication étrusque ! Ce qui a ravie mon matelot puisqu'il s'agit de sa région d'adoption :)

D'autres bijoux de l'époque, notamment des boucles d'oreilles et des  fibules nous ont époustouflé de part leur finesse et leur conception, tout comme la façon dont été ouvragé les décors des épées et des fourreaux des guerriers celtes. D'ailleurs, miracle de la chimie, l'un des fourreaux d'épée, en fer, placé contre le bras d'un guerrier défunt à conserver les traces de la peau et du bras de ce dernier.

Avec la salle n°2, nous nous propulsons vers un époque plus récente puisqu'il s'agit de la montée en puissance de la ville et de ses châtelains: les Gaspard I, II et III. La famille Montmorency Coligny disposait à l'époque, hors prince de sang royal, des plus grands domaines du royaume de France. Ici bien sûr mais partout en France, jusqu'en Bretagne !

Les portraits de ces gens de l'époque ont toujours un charme fou. Les vêtements et les attributs étaient différents, bien sûr, tout comme les pauses mais même la physionomie des personnages était différente. 







Et ce n'est pas des effets de styles des auteurs des gravures ou des peintures car certaines sont criantes de vérité et semblent de véritables clichés photographiques où les détails sont d'un réalisme époustouflant.

Donc beaucoup de tableaux et de statues dans cette seconde salle, dont deux statues religieuses en bois qui ont vu passer des siècles et qui sont toujours là. 





Il y trône également un somptueux guéridon, quelques gravures, un magnifique et énorme livre sur la découverte de l'Egypte par Napoléon. 

La troisième salle, à l'étage, relate l'histoire plus récente de la ville. Les murs de la salle sont entièrement recouverts de panneaux en bois décorés de scènes diverses et variées. Ces panneaux commandés à un peintre parisien par un des Gaspard, décoraient autrefois une des pièces du château.

La quatrième salle, également à l'étage, est dédiée à la famille Becquerel. Oui, à la famille car finalement, si on connait plus ou moins bien Henri, celui qui a mis en évidence la radioactivité naturelle et qui a donné son nom à l'unité de mesure de la radioactivité, on sait moins qu'il s'agit d'une famille entière de physiciens, sur quatre générations, dont les membres ont oeuvré ensembles et fait progresser la recherche :
- Antoine (1788-1878), polytechnicien, officier du génie pendant la campagne d'Espagne et de France, se consacre à l'électrochimie après  avoir quitté son service et il émet le premier l'idée d'une pile à courant constant ; 
- Alexandre Edmond (1820-1891), fils d'Antoine, a découvert l'effet photovoltaïque.
- son fils, Henri (1852-1908) est également polytechnicien et partagera le prixNobel  de 1903 avec le couple Joliot-Curie ;
- Jean (1878-1953), fils d'Henri, polytechnicien et ingénieur général dans le corps des ponts et chaussées. Ses recherches portent sur les propriétés optiques et magnétiques des cristaux et la théorie de la relativité.



Cela dit, pour être honnête, le nom de la ville n'est à ma connaissance attachée qu'à la naissance du premier, Antoine (1788-1878). Les autres sont nés à Paris et Henri est même né dans une des bâtiments du muséum national d'histoire naturelle ! :)

A la fin de la visite, nous avons bavardé avec la dame à l'accueil, abordant différents sujets comme le tourisme dans la ville. Elle s'occupe également du camping et après lui avoir raconté mon aventure avec le sèche-linge de ce matin, elle m'a appris que la capitainerie vendait des jetons ! Elle nous disait par ailleurs qu'il n'y avait pas beaucoup de touristes cette année. C'est drôle, je pensais que les français n'avaient pas de sous et qu'ils restaient en France... Où sont-ils donc ?


Sidonie-Gabrielle Colette


Après le musée, nous avons traversé le centre ville pour trouver la maison où Colette (1873-1954), romancière française, a passé une partie de sa jeunesse. Fille de Jules-Joseph, St Cyrien et capitaine dans les Zouaves, elle sera la seconde femme élue à l'académie Goncourt en 1945.
La maison que la famille Colette occupe à partir de novembre 1891 est située à l'angle du passage St Pierre et de la rue de l'église. Elle semble inhabitée, voire abandonnée et envahie par les herbes folles. L'escalier, présent sur une des photos de famille que nous avons vu au musée, est encore là, seul témoin de ce passé. 








Le donjon du château


Après quelques clichés, nous poursuivons notre quête en direction du donjon qui se situe dans le parc du château.

Certes, ce parc nous sera également fermé aujourd'hui mais en contournant le domaine, nous espérons avoir une visibilité suffisante pour nous rendre compte de sa taille et de son état. Hélas, si le parcours que nous avons suivi nous a fait connaitre d'autres petites maisons de ville dignes d'être photographiées, la vue que nous avons eu du donjon n'a pas été suffisante pour nous faire une idée de ce bâtiment. Il parait qu'il n'a échappé à la destruction que parce qu'un temps, il servit de sémaphore au télégraphe de Claude Chappe.




Un peu déçus par la vue du donjon, nous sommes redescendus en ville où nous avons fait notre petite halte désaltérante à la même terrasse qu'hier. Ce n'est pas par manque d'imagination mais il faut bien avouer que les terrasses ne sont pas légions dans cette petite ville :)








Courses et linge 


A l'issue de cette pause, nous avons été au petit supermarché du coin, acheter quelques vivres fraiches à consommer pendant les prochains jours de navigation. Pas assez bien achalandée, cette épicerie ne disposait pas de harnais pour notre brave félin. Il faudra donc encore faire attention à ce qu'il ne quitte pas le bord cette nuit.

De retour au bateau, j'ai été acheté à la capitainerie des jetons pour le sèche-linge du camping et j'ai repris mes sacs pour aller faire sécher le linge. Sur place, j'ai retrouvé la dame du musée :)
Et j'ai enfin pu faire sécher mon linge.

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